Lets MEAT Adrien Brégeot – Illustrateur

Salut à tous ! Je m’appelle Adrien, 20 ans depuis peu, grand amateur de science-fiction alarmiste et paranoïaque (pas moi, hein : la science-fiction !) et aspirant auteur de Bande Dessinée. Grand lecteur, guitariste maladroit et mandoliniste débutant encore plus maladroit, j’essaie de toucher à tout type d’art (sauf la photographie. Je n’y arrive pas, c’est atroce.)


Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire et dessiner ?
Ce qui m’a poussé à dessiner et écrire des scénarii de BD, c’est avant tout mon besoin de raconter des histoires. Après, je ne sais pas d’où vient ce besoin. Je raconte des histoires depuis que je suis tout petit. En fait, je pense que je n’ai jamais arrêté de jouer aux Lego depuis que j’ai 5 ans. Sauf que là je ne ressors plus les petites briques et que je construis mon univers sur papier.
Ça, c’est pour ce qui m’a poussé à raconter des histoires, mais pour ce qui m’a poussé à dessiner, je citerai simplement le fameux Gilles Roussel aka Boulet :
« Tout le monde dessine, au début. Tous les enfants dessinent. Il y a juste ceux qui ont arrêté et ceux qui ont continué. »

L’enfance de l’artiste, un souvenir ?
J’ai en tête un souvenir qui date d’une quinzaine d’année…

J’étais en maternelle. Je dessinais beaucoup, déjà, et j’avais fait, à l’occasion d’une séance de dessin libre, j’imagine, un squelette. Vers cinq ans, j’étais à fond dans ma période squelettes. Je ne sais pas pourquoi. Bref. J’avais dessiné un squelette, mais un chouette squelette, avec toutes les côtes, le bassin, le crâne, etc… Un truc super réaliste (dans la mesure du possible, à 5 ans, au marqueur, avec la main qui tremble…) La maîtresse l’a vu et a appelé mes parents. Ils ont d’abord cru que c’était pour m’envoyer voir un psy : vous imaginez, cinq ans, à dessiner des squelettes, il doit avoir des gros problèmes, le petit…
En fait c’était juste pour dire à mes parents que le dessin n’était pas mal et qu’il faudrait m’encourager dans cette voie…

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?
Alors, maternelle à dessiner des squelettes, école primaire à dessiner des robots, période manga non assumée au collège, lycée arts appliqués où j’ai commencé à réfléchir à ce que je dessinais, puis là je viens de finir mes deux ans de BTS communication visuelle.

 Comment ton art évolue-t-il ?
Pendant un temps j’étais un grand amateur d’aquarelle. Je ne supportais pas la peinture, et les crayons de couleur me paraissaient trop infantiles… L’aquarelle était une technique rapide et efficace. Parfait pour moi qui aime voir le résultat à peine le travail commencé.
Là je tente de m’ouvrir à tout. Y compris le numérique auquel j’étais très réticent. (Il m’arrive d’avoir des réticences traditionalistes un peu insensées.)

La plus grande qualité de tes créations ?
Euh ! Leur dimension narrative. Je crois. J’espère.

extrait interview2

Extrait de la Bande-dessinée de Adrien, Mnemorhizomes, parue dans le Petit Pâté Illustré n°3, De Mort et d’eau fraîche.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
En dessin, Moebius, Miyasaki, Ashley Wood, une touche de Enki Bilal, et Boulet.
Au niveau scénaristique, Philip K.Dick, Isaac Asimov, Edgar Alan Poe, et tout ce que je lis.

Et dans l’ensemble, les actualités scientifiques, le ciel, mon entourage, les films, la musique. Beaucoup de musique. Je m’inspire énormément de ce que j’écoute.

Tes thèmes préférés ?
Les friches industrielles. Je n’ai que rarement l’occasion d’en dessiner, mais ces lieux ont une atmosphère atrocement romantique…
Le ciel, aussi. J’adore le ciel. Mais je n’ai jamais réussi à le dessiner.
Les gens, toute leur vie peut être imaginée juste en regardant leurs visages.
Les machines. C’est l’une des preuves de l’évolution de l’espèce humaine. C’est aussi très onirique. Un moteur, un mécanisme d’horlogerie, et tant d’autres choses ; on se demande à quoi sert chaque fil, on se demande où va le mouvement des engrenages…

Et ton pâté préféré d’ailleurs ?
Je suis un ventre sur pattes. J’aime tous les pâtés. Sauf le Hénaff, même si beaucoup l’adulent…

Quels messages veux-tu faire passer avec tes travaux ?
Offrir aux spectateurs une vision différente de notre univers. Tenter de renverser ce qu’on tient pour acquis : les lois de la physique, les lois sociologiques, tout ce que l’on considère comme normal, je veux le faire passer dans l’anormal.
Puis certains de mes travaux sont aussi des travaux cathartiques ; je fais passer mes doutes et mes peurs dans ces projets pour mieux les accepter et trouver des réponses.


Quelle a été ta meilleure expérience en tant qu’artiste ? Et la pire ?
La meilleure est certainement ma première participation aux 24H de la BD. C’étaient 24 heures atrocement dures, où il y avait des doutes, des incertitudes quant à la suite de mon histoire, de la fatigue, mais c’était formidable : des gens me supportaient, faisaient de la pub pour moi, attendaient la page suivante, je me suis senti à ma place.

La pire est ma première expérience en tant qu’illustrateur. J’ai fait une couverture pour un écrivain, il ne m’a jamais payé. Ce n’est pas tant ça qui me dérange. Qu’on ne me paie pas, je ne suis pas attaché à l’argent et je ne me pense pas matérialiste. Mais je suis déçu que ma toute première fois dans le monde professionnel soit une sorte d’échec…

Meilleur conseil et pire critique que tu aies reçus ?
Il y a plein de  « meilleurs conseils » et plein de critiques.
Disons que tous mes meilleurs conseils viennent de mon père, qui m’a aidé à affiner mon dessin.
« construis ta pers’ » « ton trait doit être plus doux. » Ce genre de petits trucs de base. Les meilleurs conseils sont toujours les conseils qui posent les bases…
Sinon, la pire critique :« Ça, c’est nul. » On l’a tous déjà entendue, mais c’est selon moi la pire critique que j’ai reçu, parce que le critique ne nous dit pas pourquoi ça ne va pas. Juste que c’est nul. C’est méchant et inutile. En plus, quand ça vient d’un prof d’art, ça désarçonne.

Qu’est ce qui t’a donné envie de participer au Petit Pâté Illustré ?
C’est une excellente question. La qualité des œuvres présentées. Puis les numéros me plaisaient. Donc j’ai participé… Puis c’est jeune, actif, dynamique, en bref : c’est beau.

extrait interview

Extrait de la Bande-dessinée de Adrien, Mnemorhizomes, parue dans le Petit Pâté Illustré n°3, De Mort et d’eau fraîche.

Ce qui te plaît dans la collaboration entre artistes ?
Explorer des univers auxquels je n’aurais jamais eu accès. La collaboration entre artistes, c’est une chance d’élargir mes horizons. Puis élargir l’horizon des autres. On échange nos univers personnels, en fait. C’est cool.

Quels sont tes projets d’avenir ?
Faire de la BD. Plein de BDs. M’entourer de pleins de gens. Voyager. Publier. Devenir super pote avec Denis Bajram, le maître de la BD de SF française, avec Boulet, un mec vachement doué et trop sympa, Alan Moore, LE scénariste, puis aussi avec David Bowie, Peter Gabriel, puis avec toi, Lecteur-trice.

extrait interview3

Extrait de la Bande-dessinée de Adrien, Mnemorhizomes, parue dans le Petit Pâté Illustré n°3, De Mort et d’eau fraîche.

La nourriture à laquelle tu dédieras ton oeuvre ?
La tortilla de patatas de feu ma mémé. Le goût de mon enfance, de ma contrée, de mes racines, et de tout ce dont je suis fier dans ma famille.

Un dernier mot pour la faim ?
I am Ubik

Retrouvez son travail sur : http://abregien.wix.com/brainmapping#

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