LET’S MEAT Hugo d’Arbois de Jubainville – Ecrivain

hugoCoucou les coquinous ! Moi c’est Hugo, grand amateur de poulpes et autres céphalopodes devant l’éternel. Je rêve de devenir écrivain de SF — écrivain tout court. Pour ce qui est du pâté, j’aime autant le foie gras que la combo rillettes-sauciflard-camembert.

Qu’est-ce qui t’as poussé à écrire ?

Petit garçon, je dessinais beaucoup plus que je n’écrivais. J’ai commencé à écrire des histoires quand mes parents ont acheté un ordinateur : il n’était pas assez puissant pour faire tourner des jeux vidéo, mais il y avait un logiciel de traitement de texte. La vocation est venue avec le temps.

L’enfance de l’artiste, un souvenir ?

Dessiner des dizaines et des dizaines de dinosaures. Le gros saurien bien dodu, c’est la base !

prev interview hugoIllustration de Clem de Nesle pour la nouvelle « Papa j’ai quelque chose à te dire » d’Hugo d’Arbois de Jubainville, dans le PPI numéro 2

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Pas très littéraire. J’étais en filière scientifique tout au long du lycée. Je suis actuellement en master affaires publiques à Sciences Po, et je suis des cours de sciences criminologiques et criminelles à l’Institut de Criminologie de Paris. Ce n’est que l’an dernier que j’ai étudié la littérature et la SF sous un angle académique, à l’Université de Toronto. Mais je considère que cette pluralité un peu originale est une grande chance pour la créativité et l’inspiration.

Comment ton art évolue-t-il ?

Tel un Pokémon ! Blague à part, j’ai développé mon style au fur et à mesure que je découvrais de nouveaux artistes, de nouvelles thématiques. Aujourd’hui je cherche à concilier l’impulsivité de l’écriture et le besoin de structurer ce que j’écris. Il reste beaucoup à apprendre…

La plus grande qualité de tes travaux ?

Ne pas (trop) noyer le lecteur sous les termes trop techniques de la SF.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Les livres et les articles que je lis, surtout. Mais il y a aussi les discussions et les soirées entre amis, la musique que j’écoute, les bouts de phrase dans le bus et les couloirs, les clochards à l’angle de la rue… Aller faire un tour dehors est beaucoup plus productif que de rester dans sa tour d’ivoire. Et moins ennuyeux, aussi.

foule lIllustration d’Emmanuelle Ly pour « Weirdo », la nouvelle d’Hugo d’Arbois, dans le numéro 0 du Petit Pâté Illustré.

Tes thèmes préférés ?

Je m’intéresse aux bizarroïdes, aux déviants, aux identités troubles. En SF, j’aime beaucoup les imaginaires post-apocalyptiques et cyberpunk.

Et ton pâté préféré, d’ailleurs ?

Tous les pâtés de l’univers, tant qu’ils se dégustent avec un bon verre et un rayon de soleil !

icecream

Illustration narrée d’Emmanuelle Ly , par d’Hugo d’Arbois, dans le numéro 1 du Petit Pâté Illustré.

Quels messages veux-tu faire passer avec tes travaux ?

En fait, je cherche plutôt à poser des questions. La SF est le miroir — déformant — de notre société. Beaucoup de gens pensent que c’est une « sous-littérature » qui grouille d’extra-terrestres, de robots et de bidules qui clignotent ; mais en réalité, c’est un genre qui utilise le monde de demain pour réfléchir aux problématiques d’aujourd’hui. Et je trouve plus intéressant d’amener le lecteur à se regarder dans ce miroir, à se poser les bonnes questions.

Quelle a été ta meilleure expérience en tant qu’artiste ? Et la pire ?

Savoir que mes textes sont publiés, qu’ils ont un support. C’est la preuve que je suis sur la bonne voie. Enfin, j’espère, haha !
La pire a été de passer quatre heures dans un train à côté d’un écrivain qui m’a expliqué en long, en large et en travers que je ne savais rien de la vie ni de l’écriture. C’était peut-être vrai, mais le type avait passé la moitié de sa vie dans un monastère et s’était mis à écrire l’année d’avant…

Meilleur conseil et pire critique que tu ais reçus ?

Travailler, travailler, travailler. Prendre des notes. Et encore travailler. Ce n’est pas très original, mais c’est toujours vrai.
Par contre, entendre « j’ai pas compris » peut être très frustrant. Quand plus d’une personne le dit, c’est qu’on s’est planté quelque part ; mais ce n’est pas forcément ça qui nous aide à avancer.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de participer au PPI ?

Quand Alice m’a parlé du PPI, j’ai toute de suite accroché. C’est un projet original, et j’aime beaucoup l’idée d’échange et de collaboration entre artistes. C’est ce qui en fait bien plus qu’un magazine, à mon sens.

Ce qui te plaît dans la collaboration entre artistes ?

Le processus créatif, la manière dont chacun (ré)interprète l’œuvre des autres.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Travailler et retravailler mes nouvelles. Et puis continuer à développer mes propres imaginaires de SF.

La nourriture à laquelle tu dédieras ton œuvre ?

La daube de poulpes, évidemment.

Un dernier mot pour la faim ?

Fhtagn !

Et retrouver son travail par ici !

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