LET’S MEAT Alice Des – Illustratrice

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Hi, je suis Alice Des, étudiante en communication à Sciences-Po Paris, illustratrice freelance, auteure de BD dans mes rêves, et monitrice de voile. Et accessoirement, présidente du Petit Pâté Illustré. J’ai 21 ans, j’aime le pâté, et les éléphants. Et le chèvre, et le saucisson, le vin, le gras, en somme.

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Qu’est-ce qui t’as poussée à dessiner ?

J’aimais dessiner quand j’étais petite -mais après tout, qui n’aimait pas ? Ca a débuté en même temps que la voile, pour moi, vers douze ans. Je dessinais mes amis en animaux et ça faisait plein de petites bandes-dessinées sur papier coloré pour les faire rire. A quinze ans, j’ai eu mon tournant manga et fanfiction, je dessinais pour être populaire sur internet, gagner toute la gloire que je n’avais pas au collège avec mes boutons sur les nez et mon strabisme chronique. Et à dix-huit, j’ai voulu faire de la bande-dessinée sur blog comme Pénélope Bagieu et être populaire sur internet et gagner la gloire et des sous et me venger de celles qui s’étaient moquées de mes boutons et de mon strabisme chronique. Et enfin, à vingt et un an, j’ai commencé un vrai projet BD, avec de vraies planches, non plus pour plaire aux autres, mais juste parce que j’aime vraiment ça.

Illustration de la nouvelle Rendez-Vous de Pauline Bock, par Alice Des, dans le Numéro 1.

L’enfance de l’artiste, un souvenir ?

Mes aquarelles de quand j’avais douze ans, qui représente la digue de Wimereux et les cabines, toutes difformes. Je ne savais vraiment, vraiment pas peindre. Et ça ne s’est pas beaucoup amélioré. Ce sont les seuls dessins qui restent de quand j’étais petite (à part moi dansant en robe un slow avec un cheval, Eclair, parce que c’était mon amoureux dans mon journal intime) (journal intime à couverture à poney).

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai commencé à créer un blog à 13 ans où je racontais ma vie et puis deux et puis trois et puis quinze. J’ai ouvert un site, un deuxième, adhérer à des communautés sur internet, j’ai spammé des forums, appris à me servir d’une tablette graphique. Relativement seule, donc. Et en 2009 est né « tombée-a-bic », mon premier blog BD que je n’osais montrer à personne. Puis en 2010 il me semble, « alicedes.com », le vrai bébé, que j’ai couvé, et montré à ma famille pour la première fois. Et les projets ont commencé à s’accumuler tout doucement, au rythme des lecteurs ; de commandes pour particulier à illustration de journaux étudiants, magazines et livres. Tout en faisant Sciences-Po à côté ; pas par amour de l’école au début, mais parce que mes parents m’y avaient poussée. Et j’ai adoré, heureuse surprise, moi qui croyait n’être bonne qu’à pleurer mes rêves frustrés, j’ai dans cette école appris à me battre pour ce que je voulais.

Comment ton art évolue-t-il ?

Au gré des inspirations, et surtout des artistes que je « rencontre ». J’envie à peu près tout à tout le monde, donc je vole. (Mais Picasso dit que c’est normal.)  Les traits d’un tel, le mouvement de l’autre, le nez à la manière de quelqu’un, la bouche à la manière de quelqu’un d’autre, d’assembler le tout. J’assemble, en somme, pour former quelque chose d’un peu différent.

La plus grande qualité de tes créations ?

Ouh. Euh. Le fait, je crois, qu’elles évoluent. Un peu. Du moins, j’essaie. Le fait qu’elles sont le reflet de ce que j’aime ? Donc à mes yeux, c’est ça leur qualité, la raison pour laquelle je les crée.

Illustration de couverture pour la nouvelle Strawberry Jam de Lucie R, par Alice Des, Numéro 0.

Quelle sont tes sources d’inspiration ?

Internet. Je pense. Ahah. Sérieusement, Internet est une mine d’or. Pour l’humour, l’art, la nouveauté, la fraicheur. Tu tombes toujours sur des choses surprenantes, sur Internet. Des choses qui te font réfléchir, ou des choses absurdes. C’est un monde à part entière, sauf que tu peux le visiter gratuitement en wifi.

Sinon… Je dirai les animateurs et concepteurs Disney, en premier lieu. Rune Bennicke, Glen Keane, Dean Yeagle, Chris Sanders, entre autres. Mais aussi beaucoup d’étudiants en art qui publient leurs oeuvres sur leurs sites, leurs blogs. L’expressivité des dessins japonais, comme les mangas. Les BDs classiques, mais surtout les plus contemporaines, Bastien Vives, Pénélope Bagieu, Boulet, Margaux Motin, Laurel qui ont de nouveaux traits, de nouveaux styles d’humour. Et la vie quotidienne, dans son lot de surprises.

Tes thèmes préférés ?

Difficiles à dire ; le premier auquel je pense serait la mer. L’humour, si c’est un thème. Et, euh, la vie. En général.

Et ton pâté préféré, d’ailleurs ?

Pâté de foie à la louche de Licques.

Quels messages veux-tu faire passer avec tes travaux ?  

J’ai envie de surprendre légèrement, de faire rire, surtout. Le reste, c’est au lecteur de l’interpréter comme il le souhaite, c’est surtout ça l’intérêt du dessin, de la BD.

Quelle a été ta meilleure expérience en tant qu’artiste ? Et la pire ?

D’avoir des inconnus qui me disent qu’ils aiment bien mon travail. Et que ces inconnus deviennent des lecteurs assez fidèles. Et que je les rencontre en vrai, et que ça devienne des amis, et qu’ils soient trop chouettes.

La pire ? Pour l’instant c’est soft, c’est juste ne jamais recevoir de réponses à mes mails. Ahah.

Meilleur conseil et pire critique que tu ais reçus ?

« Sors de tes zones de confort. Et pratique. » Meilleur et seul conseil qu’on puisse donner pour progresser ! La pire critique ? « C’est pas donné que t’aies du talent » : que j’ai du talent ou pas, c’était la moins constructive que j’ai reçue.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de créer le Petit Pâté illustré ?

J’avais envie de créer une association pour l’art graphique. Et j’aime aussi lire. Et je voulais associer les talents, et faire se rencontrer des gens. Faire un beau recueil d’art, associer l’image au mot, et montrer à quel point ils collent bien ensemble.

Ce qui te plaît dans la collaboration entre artistes ?

J’aime associer les styles, les défauts, les qualités, les forces et les faiblesses de chacun. Parce que tout a un intérêt certain. Et puis rencontrer de nouvelles personnes, avoir de nouvelles sources d’inspiration, pouvoir évoluer. Je ne sais pas, il y a tant de possibilités, tant de personnalités, ça vaut le coup d’y jeter un coup d’œil et de tout mélanger.

Couverture du conte pour enfants franco-créole La Jarre Magique de Philippe Mariello, par Alice Des, paru en 2012 aux éditions Edilivre.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Sortir une BD, un jour.

La nourriture à laquelle tu dédieras ton œuvre ?

A votre avis.

BD serrurier S cover facebook

Un dernier mot pour la faim ?

J’ai envie de saucisson.

 gnom nom style gifIllustration pour le Calendrier de l’Avent du PPI, par Alice Des.

Et retrouver encore plus de son (beau) travail par ici !

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