LET’S MEAT Lucie R – Ecrivain

Je m’appelle Lucie, je suis étudiante en journalisme et je suis pourvue de 28 dents (bientôt 24 d’ailleurs, je suis une sacrée bonne cliente pour les professions dentaires). Je participe au Petit Pâté Illustré en tant qu’écrivaine.

Qu’est-ce qui t’as poussée à écrire ?

Petite j’étais (déjà) très bavarde et particulièrement frustrée que mon entourage ne soit pas à mon entière disposition afin d’écouter mes histoires sans fin. Du coup je me suis mise à les écrire afin de les partager plus facilement – et de manière moins pénible pour mes interlocuteurs.

JAM 0 - alice desIllustration d’Alice Des, pour la nouvelle de Lucie R, « Strawberry Jam », du numéro 0 du Petit Pâté Illustré.

L’enfance de l’artiste, un souvenir ?

J’ai une anecdote en rapport avec la lecture que j’affectionne particulièrement. Quand j’avais 4-5 ans, mon livre préféré s’appelait “Zaza au supermarché”. J’exigeais que mes parents me le lisent chaque soir, tant et si bien que je finis par en connaître l’histoire par cœur. Le grand jeu de ma mère était de m’amener avec ce bouquin devant ses amis et de me le faire réciter. C’est ainsi qu’une grande partie de mon entourage fût persuadée que je savais lire en moyenne section de maternelle.

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Contrairement à mes prévisions je ne me suis pas retrouvée sous un pont après avoir passé mon bac. J’ai fait Sciences Po à la place, c’était plus chic. Je reviens par ailleurs tout juste d’une année d’étude en Caroline du Nord (Etats-Unis).

Comment ton art évolue-t-il ?

Avec les autres et moi-même. Je m’inspire énormément de ce et ceux qui m’entourent pour écrire. Dernier exemple en date : une fois installée aux États-Unis je me suis mise naturellement à écrire en anglais, chose que je n’aurais jamais osé faire auparavant.

La plus grande qualité de tes créations ?

Mes histoires d’amour ne finissent jamais bien.

Quelle sont tes sources d’inspiration ?

Je m’inspire beaucoup de mes amis mais aussi pas mal d’inconnus que je croise dans ma vie de tous les jours. Par contre, inspiration ne veut pas dire copie : aucun de mes personnages n’équivaut strictement à une personne que je connais. Ils sont d’avantage un mic-mac de plein de choses, vaguement réelles comme totalement fictives.

Tes thèmes préférés ?

Les gens trop étranges ou trop normaux, le sexe et le genre, l’amour et les complications qui vont avec.

Et ton pâté préféré, d’ailleurs ?

Le pâté de sanglier, Champagne-Ardenne styles (susu rpz).

Quels messages veux-tu faire passer avec tes travaux ?

On a souvent besoin d’un plus étrange que soi.

Quelle a été ta meilleure expérience en tant qu’artiste ? La pire ?

Je suppose que ma crainte de montrer mes textes à quiconque peut compter comme une expérience négative ? C’est toujours une épreuve pour moi de faire lire mes nouvelles. Non pas que les gens aient l’habitude d’être cruels envers mes écrits mais je le suis beaucoup envers moi-même, surtout lorsqu’ils deviennent publics.

Quant à mon meilleur souvenir, je me souviens très précisément du jour où l’une de mes amies a pleuré d’émotion en lisant l’un de mes textes. Je me suis sentie toute petite et très grande à la fois.

Meilleur conseil et pire critique que tu ais reçus ?

Quelqu’un m’a dit qu’utiliser des grands mots ne veut pas dire que l’on est un grand écrivain pour autant, et ce quelqu’un avait foutrement raison. Par contre celui qui m’a dit que je ferais mieux d’écrire autre chose que “mes histoires de lesbiennes” était un chouilla moins pertinent dans ses propos.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de participer au Petit Pâté illustré ?

Le principe très chouette du magazine et le fait qu’il a la rédactrice en chef la plus cool du monde.

Ce qui te plaît dans la collaboration entre artistes ?

J’ai un (grand) intérêt pour l’image mais (vraiment) aucun talent dans le domaine. L’écriture est pour moi quelque chose de très intérieur, un art que l’on montre moins que le dessin. De ce fait je jalouse beaucoup les dessinateurs ; mais collaborer avec eux reste tout de même bien plus sympa. Quand on y pense, c’est vraiment dingue de pouvoir mettre un visage sur ses personnages et de les présenter à ses lecteurs ! Je suis très heureuse d’avoir cette chance là grâce au PPI.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Devenir reine de beauté du lycée.

La nourriture à laquelle tu dédieras ton œuvre ?

Les donuts de l’enseigne Krispy Kreme possèdent à jamais mon corps et mon âme.

Un dernier mot pour la faim ?

6 réponses à “LET’S MEAT Lucie R – Ecrivain

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